Relations fédérales et migrations canadiennes
Relations fédérales-provinciales
Le fédéralisme canadien est caractérisé par une centralisation importante. Le gouvernement fédéral détient plus de pouvoirs que les provinces. Parmi ces pouvoirs, on trouve le droit de désaveu, qui permet au gouvernement fédéral d'annuler une loi provinciale, et les pouvoirs résiduaires, qui couvrent les compétences non spécifiées par la constitution.
Répartition des revenus
Le gouvernement fédéral a le pouvoir d'imposer des taxes directes et indirectes, telles que les impôts et les douanes. En revanche, les provinces ne peuvent imposer que des taxes directes.
Conférence interprovinciale de 1887
Honoré Mercier, Premier ministre du Québec, organise une conférence interprovinciale pour dénoncer l'ingérence fédérale dans les affaires provinciales. Oliver Mowat, Premier ministre de l'Ontario, participe également, critiquant l'utilisation abusive du droit de désaveu par le gouvernement fédéral.
Soulèvements des Métis
Les Métis, vivant dans l'Ouest canadien, se soulèvent en 1869 et 1885 sous la direction de Louis Riel. Le premier soulèvement conduit à la création du Manitoba en 1870. Le second, en Saskatchewan, se termine par la pendaison de Riel, exacerbant les tensions entre Canadiens français et anglais.
Politique nationale de Macdonald
Face à la crise économique de 1873, John A. Macdonald propose la Politique nationale en 1879. Cette politique vise à stimuler l'économie canadienne par l'augmentation des tarifs douaniers, la construction de chemins de fer et l'immigration. L'objectif est de diversifier l'économie et de coloniser les terres de l'Ouest.
Migrations
Exode rural
De nombreux Canadiens quittent les campagnes pour s'installer en ville, émigrer aux États-Unis ou s'établir dans d'autres régions du Québec. Les raisons incluent la mécanisation de l'agriculture et la rareté des terres. Le clergé et le gouvernement québécois encouragent l'installation dans des régions comme l'Outaouais et les Laurentides.
Immigration irlandaise
Dans les années 1840, de nombreux Irlandais fuient la Grande Famine et s'installent au Bas-Canada, principalement à Montréal. Cette immigration contribue à la diversité culturelle de la région.